Mort du fondateur du label Atlantic Records Ahmet Ertegun
Posted: 25 Jan 2007, 09:32
Mort du fondateur du label Atlantic Records Ahmet Ertegun et découvreur de CHIC
« Il est difficile de mesurer le vide que laisse le départ d'Ahmet Ertegun.
Si Nesuhi, son frère, a dès le début et jusqu'à sa mort soutenu le Festival de Jazz de Montreux, c'est Ahmet qui a reprit le flambeau en participant à la programmation de concerts sous le titre "Atlantic All Stars" au cours des années et, pour le 40e anniversaire du Festival en 2006, l'extraordinaire soirée organisée en son honneur avec des artistes venus spécialement pour lui dont Robert Plant, Stevie Nicks, Steve Winwood, Les McCann, Solomon Burke, Ben E. King, Nile Rodgers and Chic, George Duke, Paolo Nutini et Kid Rock.
Propulsant, entre autres, Aretha Franklin, Ray Charles au sommet de la gloire, il a toujours eu l'oreille pour détecter les nouveaux talents, cette année à Montreux Paolo Nutini et Gnarls Barkley.
C'est le Festival de Jazz de Montreux, son public et toute l'équipe du festival qui lui rendent hommage aujourd'hui. C'est le dernier géant de l'industrie du disque qui disparaît. »
Claude Nobs

Le producteur Ahmet Ertegun, fondateur du label indépendant Atlantic Records, qui fit découvrir Ray Charles et la chanteuse Aretha Franklin, est mort à l’âge de 83 ans, samedi 16 décembre 2006.
Surnommé « l’oreille turque de la musique noire », en raison de ses origines ottomanes, Ahmet Ertegun était plongé dans le coma depuis octobre dernier à la suite d’une mauvaise chute, survenue à l’issue d’un concert des Rolling Stones à New York.
Fondé en 1947, Atlantic a donné leur chance à de nombreux musiciens de jazz comme Charlie Mingus, John Coltrane, Thelonious Monk, Keith Jarrett ou Ornette Coleman en produisant leurs disques. De même, le label sort les premiers albums de Ray Charles et propulse, dans les années 1960, des jeunes artistes comme Aretha Franklin, Otis Redding et Wilson Pickett. Dans les années 1970, Atlantic se tourne vers le rock et intègre à son catalogue les Rolling Stones (1971), Led Zepellin, Crosby, Stills, Nash and Young, George Benson, Patti Smith, Yes, les Bee Gees, AC/DC, ABBA, avant de rebondir sur le raz-de-marée disco avec Donna Summer. Atlantic perdra son indépendance dans les années 1980 pour devenir la propriété du groupe Warner Music.
Homme élégant et cultivé, amateur éclairé de football, Ahmet Ertegun était le fils d’un diplomate turc, francophone, en poste à Washington. Fier d’avoir été plus que «le manageur mais l’homme de confiance » de grands artistes. « Quand j’ai commencé, je n’étais ni artiste ni businessman, avouait-il, l’été dernier. Je suis devenu tout ça malgré moi : compositeur, producteur, businessman. La vérité c’est que j’ai eu une vie merveilleuse. » Selon ses voeux, Ahmet Ertegun sera enterré dans sa terre natale, en Turquie.
Le Figaro
« Il est difficile de mesurer le vide que laisse le départ d'Ahmet Ertegun.
Si Nesuhi, son frère, a dès le début et jusqu'à sa mort soutenu le Festival de Jazz de Montreux, c'est Ahmet qui a reprit le flambeau en participant à la programmation de concerts sous le titre "Atlantic All Stars" au cours des années et, pour le 40e anniversaire du Festival en 2006, l'extraordinaire soirée organisée en son honneur avec des artistes venus spécialement pour lui dont Robert Plant, Stevie Nicks, Steve Winwood, Les McCann, Solomon Burke, Ben E. King, Nile Rodgers and Chic, George Duke, Paolo Nutini et Kid Rock.
Propulsant, entre autres, Aretha Franklin, Ray Charles au sommet de la gloire, il a toujours eu l'oreille pour détecter les nouveaux talents, cette année à Montreux Paolo Nutini et Gnarls Barkley.
C'est le Festival de Jazz de Montreux, son public et toute l'équipe du festival qui lui rendent hommage aujourd'hui. C'est le dernier géant de l'industrie du disque qui disparaît. »
Claude Nobs

Le producteur Ahmet Ertegun, fondateur du label indépendant Atlantic Records, qui fit découvrir Ray Charles et la chanteuse Aretha Franklin, est mort à l’âge de 83 ans, samedi 16 décembre 2006.
Surnommé « l’oreille turque de la musique noire », en raison de ses origines ottomanes, Ahmet Ertegun était plongé dans le coma depuis octobre dernier à la suite d’une mauvaise chute, survenue à l’issue d’un concert des Rolling Stones à New York.
Fondé en 1947, Atlantic a donné leur chance à de nombreux musiciens de jazz comme Charlie Mingus, John Coltrane, Thelonious Monk, Keith Jarrett ou Ornette Coleman en produisant leurs disques. De même, le label sort les premiers albums de Ray Charles et propulse, dans les années 1960, des jeunes artistes comme Aretha Franklin, Otis Redding et Wilson Pickett. Dans les années 1970, Atlantic se tourne vers le rock et intègre à son catalogue les Rolling Stones (1971), Led Zepellin, Crosby, Stills, Nash and Young, George Benson, Patti Smith, Yes, les Bee Gees, AC/DC, ABBA, avant de rebondir sur le raz-de-marée disco avec Donna Summer. Atlantic perdra son indépendance dans les années 1980 pour devenir la propriété du groupe Warner Music.
Homme élégant et cultivé, amateur éclairé de football, Ahmet Ertegun était le fils d’un diplomate turc, francophone, en poste à Washington. Fier d’avoir été plus que «le manageur mais l’homme de confiance » de grands artistes. « Quand j’ai commencé, je n’étais ni artiste ni businessman, avouait-il, l’été dernier. Je suis devenu tout ça malgré moi : compositeur, producteur, businessman. La vérité c’est que j’ai eu une vie merveilleuse. » Selon ses voeux, Ahmet Ertegun sera enterré dans sa terre natale, en Turquie.
Le Figaro